Sruti Dhulipala, TBWA\ChiatDay

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Having lived in different countries, Sruti Dhulipala consider herself a cultural explorer. This has helped her immensely as a strategist in getting to the root of human behavior, uncovering insights, predicting trends, and finding ways to better connect brands with consumer truths.



She loves design and new media. She believes in collaborating ideas and thrive in working cross-functionally between creative and client services. 
She’s working in Los Angeles at TBWA\ChiatDay


SRUTI DHULIPALA, TBWA CHIAT DAY from 40centimes on Vimeo.

Gatorad - Isn’t Enought.

Agency : TBWA / CHIAT DAY, US

Énorme pied de nez aux équipementiers (en particulier Nike) avec un spot qui en reprend tout les codes mais les détournes du matériel.
Insight : “Ce n’est pas mon équipement qui me fait gagner, c’est l’énergie que j’ai en moi”
PS : la signature est parfaite.

40 ans de Stratégie.

Très belle idée et quelques très bonnes créations pour ce numéro spécial des 40 ans de Stratégie.
15 directeurs de création se sont prêtés au jeu (où ont demandé à leurs créatifs de s’y prêter) pour imaginer la Une événementielle du célèbre magazine.

Inutile de les commenter toutes. On peut dire que le résultat est assez disparate, avec des angles résolument différents approchant presque de l’auto promo pour la Une de Buzzman pour aller vers des remake du passé du côté de BETC ou La Chose. On notera globalement que chaque création reflète assez bien l’esprit de l’agence du DC.

Évidemment, Fred&Farid, comme à leur habitude, n’ont pas pu s’empêcher d’envoyer un énorme pic à leurs ainés. Ils signent ici une nouvelle fois leur marque de fabrique. Mais après tout, ça fait du bien un peu d’impertinence (cf Plan.net et Dufresne dans le 1er numéro de CBnews nouvelle version).

Finalement, mes deux coups de cœur s’en vont pour Olivier Altmann et Benoit Devarrieux.
Altmann signe une couverture graphiquement troublante et, disons-le, plutôt moche. Mais la figure de style est excellente et judicieuse. On peut y voir une satire aussi bien pour le journal que pour le lecteur, publicitaire prétentieux et auto-contemplatif.La sentence sonne comme un avertissement.

Devarrieux signe lui une annonce pleine de mélancolie, au lendemain de l’anniversaire. La fête est terminée. Les mentions légales, l’ARPP, le CSA, les lois Evin et Sapin ont fait un tour par là pour rappeler que le tapage nocture est interdit par la loi. Les verres sont vides, les assiettes aussi, tout est blanc… Y a-t-il au moins eu assez d’argent pour acheter un gâteau…

Bon anniversaire quand même.

Alexandre Hervé / DDB

Chris Garbutt / Ogilvy & Mather


Christian Vince / .V.

Benoit Devarrieux / Ateliers Devarrieux



Fred et Farid / Fred&Farid

Gabriel Gaultier / Leg

Georges Mohammed Chérif / Buzzman

Gilbert Scher / H

Guillaume Chifflot / Leo Burnett

Olivier Altmann / Publicis Conseil



Pascal Grégoire / La Chose

Rémi Noel et Eric Holden / TBWA Paris

Stéphane Xiberras / BETC Paris

Andrea Stillacci / Hérézie

Thierry Albert / Mother London

Source : Stratégie

Note d’après post : Malheureusement pour moi, je n’ai pas eu l’une des deux couvertures “coups de cœur” ! tant pis, je vois dans celle-ci Le Cri de Munch et donc tout le questionnement que provoque 40 ans de publicité et de stratégie ;)

Les rendez-vous de la création publicitaire

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir d’assister à une conférence ( “Les rendez-vous de la création publicitaire”.) organisée par la maison de la pub; Elles se déroulent de manières ponctuelles à l’Apple store Opéra.

Cette fois-ci, c’était le team créatif Philippe Taroux (DA) et Benoit Leroux (CR) qui étaient invités d’honneur.

Ils se sont rencontrés il y a un peu plus de 20 ans à BDDP et sont aujourd’hui à TBWA (rien que ça !).
Ça, c’est pour le CV. Mais niveau book, ça donne quoi ?
Et bien ça :

Spot d’Amnesty International contre la peine de mort Vidéo noriko sélectionnée dans Pub


Pub Happy Meal par weshlili1

Plutôt pas mal non ?
Et niveau conférence ?
Ben plutôt à la hauteur de leur création… Je peux malheureusement pas vous retranscrire l’intervention car ils ont fait le choix de parler de la “cuisine” de l’agence (comme ils l’ont répété). Du coup leur intervention s’est beaucoup orientée sur le coté de l’évolution de l’idée et de sa production. Nous avons eu le droit à de nombreux making of et de nombreux croquis, planches concepts ou boards pour illustrer le processus de production d’une publicité et l’engagement humain et matériel que cela représente.

S’il faut reconnaitre que c’est essentiellement Philippe qui a mené la conférence, les rares interventions de Benoit ont été d’autant plus intéressantes que c’est lui qui a évoqué l’importance de l’idée dans le message.
Pour le citer : “nous nous attachons à une promesse très simple, car cela nous permet de nous concentrer uniquement sur l’idée et la création”. Et cela se voit sur l’ensemble de leur travail. L’idée principale est toujours très simple. Un juste croisement entre l’efficacité et la créativité.

La phase de questions aussi a été constructive. Il est ressorti que le team ne doit bien entendu pas travailler en cloisonnement. Un CR doit évidemment participer à la DA. Il faut dire que Benoit est touche à tout puisque souvent, sur les projets complexes à mettre en œuvre (tels que Playstation ou Amnesty vu ci-dessus), il s’essaye à la sculture afin de modéliser au plus près ce qu’ils attendent.
Ça d’ailleurs été le cas sur cette magnifique campagne de Playstation visant à faire jouer les femmes à la fameuse console…

Observez bien la DA des “touches de la manette”. Simplement magnifique.

Pour continuer sur l’évolution du team créatif, il est clair pour eux que ce modèle n’est pas encore prêt à changer. À l’heure où certaines agences évoluent vers des trios DA, CR et planneur, ce modèle ne semble pas paraitre “d’avenir” pour les 2 amis, hormis dans le digital. Ils sont pour autant extrêmement favorable à un décloisonnement et à des échanges réguliers entre les créatifs, les planneurs et les commerciaux. Principe basique mais tellement peu appliqué en agence.

Voilà pour ce résumé. Si vous souhaitez assister aux prochaines conférences, n’hésitez pas à me contacter sur 40centimes@gmail.com et je vous tiendrai au courant des prochaines dates !

Enjoy !

Voici la bande annonce des deux nouveaux spots pour CETELEM.
Vous les voulez en intégralité ? Ok.

(La souffleuse)

(Le banc).

On va pas tortiller du *** pour… enfin voilà quoi.
J’AIME.

J’aimerais en savoir plus sur la marque (position face aux concurrents, image de la marque avant la première campagne…) pour mieux apprécier la stratégie de TBWA et CETELEM.

En tout cas, il est bien loin le temps du petit bonhomme vert au sourire énervant qui vous suivait partout, vous payait tout mais vous disait “non” quand vraiment, non mais vraiment, c’était trop (en gros, une fois le sur-endettement prononcé par la justice).

La première saga était déjà très drôle et surtout piquante. De la bonne publicité comparative sans jamais citer les concurrents. Le meilleur moyen de bien les oublier.

Mais là, j’avoue que CETELEM m’étonne. Pousser le concept jusqu’à faire se rencontrer les commerciaux concurrents (qui se tirent dans le dos) est intéressant.
L’idée est vraiment bonne. Le message est bien compréhensible : “CETELEM vous propose les crédits les mieux adaptés à vos besoins”. Et il a le mérite de ne pas l’exprimer de façon brut (versus campagne avec le bonhomme vert qui te suit PARTOUT !!)

La réalisation est excellente, le jeu d’acteur parfait (surtout dans La souffleuse, magnifique). L’humour est juste. Et ça parle à tout le monde.

Mince, ça fait beaucoup de compliments tout de même. C’est pas crédible.
Pour pondérer, je m’autorise une critique :
Dans ces spots on est plus dans un insight de marque que dans un insight conso. La marque parle beaucoup d’elle même, de son activité (en parlant de ses concurrents) et oubli peut-être légèrement son public. Disons que ça permet de répondre à 2 freins principaux :
- Notoriété et qualité de l’image de marque
- Entreprises souvent considérées comme impersonnelles, bureaucrates, financières.

Mais en oubliant l’insight conso, la marque ne répond pas aux freins du public face au crédit :
- Freins pratiques (taux, modalités de remboursement…)
- Frein lié à l’imaginaire (représentation sociale du crédit, utilité…)

C’est pour cela qu’il serait intéressant d’avoir plus d’info sur le brief de départ.
Mais sincèrement, c’est vraiment de la broutille. J’adhère totalement à cette campagne. Et j’en redemande sur nos écrans télé (versus Optique 2000)