Mix’n’post, le meilleur du meilleur de ce que vous avez déjà vu !

Voilà un petit moment que j’ai pas publié… Mais j’espère que ça vous a donné le temps d’aller fouiller dans les archives et de trouver les petites pépites… Non ? J’hésite entre l’ingratitude et le foutage de gueule…

Bon, cesse de conneries, parlons pub ! Mon dernier billet était sur le sex. Enfin les capotes. Alors quoi de plus normal que de parler de l’actualité chargée de Fred & Farid. Vous le savez certainement, c’est pas une exclu, mais l’agence a lancé, récemment, 3 campagnes pour 3 marques de boisson. Et plus étonnant, elles ont toutes le même point commun… Elles parlent de cul. De là à faire l’amalgame avec les créatifs… Il n’y a qu’un pas ! (que par lâcheté, je ne franchis pas !)

Bon Pulco, j’en parle même pas, je préfère me concentrer sur les initiatives que j’apprécie.
Orangina, je m’abstiens aussi. Mais là, c’est juste parce que je n’ai rien compris. Se pose alors deux possibilités :
Soit je suis con pas assez stratège.
Soit la campagne n’a pas de stratégie.
Personnellement, je vote pour les deux ! À vous de juger. Pour votez, envoyer un mail à cette adresse : benoit.de-kanel@fredfarid.com (c’est le RH, je suis sur qu’il sera ravi de m’embaucher… ou pas)


Enfin Schweppes. Je voulais sincèrement écrire un post… Mais le temps m’a fait défaut jusqu’ici… Je vous renvoie déjà au billet des deux compères de coupdepub, qui ont publié un article qui dit, presque mot pour mot, ce que j’en pense.
Par contre, mauvaise habitude oblige, je voulais rajouter un petit œil stratégique…

Schweppes à la base c’est quoi ? Ni plus ni moins qu’une boisson amère, qui plaît à 5% de la population, des gens plutôt aisés, amateurs de goûts de caractère, sur la quarantaine (en caricaturant).
Du coup, Schweppes a eu la bonne idée (sic) de décliner des “recettes” à base de fruits. Ça donne une mixture sucrée idéale pour les jeunes et proche des condensés de colorants que font aussi leurs concurrents. Mais Schweppes se trimbale encore son image vieillotte de boisson amère que tu bois qu’avec du Gin et une tranche de citron.

La comparaison est un peu forte, mais Perrier a eu un peu le même problème.
Perrier, c’est pas sucré, c’est de la flotte, c’est, in fine, un peu une boisson de vieux. Mais depuis plusieurs années, la marque s’est portée sur du “haut de gamme” (toutes proportions gardées). Perrier a créé une sorte de “lifestyle” basé sur sa bouteille emblématique. Des prises de paroles graphiques (souvent magnifiques en print) qui mettent en avant le rafraichissement, le pétillant et un univers très distinctif.
Le retour de la main aussi contribue à la nouvelle image de Perrier. Mais exit le coté cul de Gainsbourg pour amener de l’esthétique, du glamour (Dita von Teese les mecs ! C’est pas Thurman et son costume jaune !)

En définitive, la marque s’est beaucoup appuyée sur sa bouteille afin de se repositionner sur la consommation hors domicile (Bars, restaurants, mais aussi enceintes sportives comme le Tennis etc.)
Le but ? Truster toute la marque grâce à une image chic et décalée. (fais pas comme tout le monde, boit un Perrier tranche).

Le lien avec Schweppes, c’est quoi (il s’égare le mec !) ? Et bien c’est que la marque tente également de surclasser la boisson. On lui attribut les codes du parfum, du luxe… On veut créer un esprit Schweppes autour de la bouteille en verre (très stylée d’ailleurs). On prend lachapelle, des stars de cinéma, du fruit, un sous entendu un peu osé… Tous les ingrédients pour en faire une marque plus chic.

Alors pourquoi Perrier, ça marche relativement bien, et Schweppes ça fais Pshhiiit  ? (référence à une pub Perrier pour les connaisseurs !).
D’abord parce que le coté glamour ne correspond pas au produit. Le produit original oui. Mais toutes ses déclinaisons aux fruits ne sont que des sodas bas de gamme sans originalité. Première erreur. Se diversifier sur des segments qui ne sont pas en accord avec ses valeurs (Lorsque Renault sort la Logan, c’est sous Dacia…)

Ensuite, parce que il y a un gap entre la bouteille en verre et la bouteille pourrie (désolé) que voit le consommateur de tous les jours dans son rayon Carrefour. Autant Perrier, la bouteille plastique est travaillée. Schweppes… Il n’existe pas plus banal.

Enfin, parce que les pubs manquent de “liant”.
La première, surprenante par ces codes, était intéressante. Mais à trop montrer une belle histoire et des codes luxes… Et bien on en oublie le produit. Faut pas oublier, à la fin, t’es pas là pour faire un court métrage. T’as quand même 30 secondes pour dire que tu vends du Schweppes.
Du coup, le second spot, on corrige le tir. On prend les mêmes codes, mais on injecte du produit au détriment de l’histoire ! Et paf, ça fait pas des chocapic. Quand tu balances un jeu de mot aussi foireux que Sex et Schweppes… T’es plus haut de gamme, t’es limite beauf (sans méchanceté).

Je finirais sur Schweppes par 2 remarques ;
Celle de Joe La pompe, sur l’article de Coupdepub (je vous remets le lien. Si vous êtes pas aller voir l’article, allez-y merde !) ; “Quant au sous entendu graveleux c’est assez triste en effet. Ça donne une touche franchouillarde assez incongrue à un spot à l’ambition internationale” (je suis entièrement d’accord).
Et une citation de Bordas, dans l’idée qui tue (très inspirée de P. Michel) ; “Les meilleurs histoires sont celles qui étonnent. La surprise peut venir du point de départ ou du point d’arrivée ou des deux.” Ici l’histoire n’étonne pas, ne réjouit pas.

N.B : j’analyse ici essentiellement la pub TV. Je trouve les prints réussis. Et eux, sont dénués de toutes connotations débiles… Mais l’axe central, c’est quand même la TV.

Bon… Ça fais beaucoup d’infos tout ça. Un peu de détente avec de la pub ? Ok.
Sinon Fred & Farid, ils ont fait une pub de chaussures. Sans sous entendus et que je trouve plutôt pas mal ! (si si !)

Tulipan, la marque de préservatif a sorti une nouvelle campagne vraiment sympa qui joue habillement sur un quiproquos. Avec la capote, ça fait très “bestiale”. Une fois la capote enlevée, ça fait très… C’était mieux sans enfant !

Et enfin, le coup de cœur ! De magnifiques publicités pour le Théatre Alla Scala en Italie. Mélanger des titres mythiques de la musique avec des photos (magnifiques) de pièce de théatre ! J’aime l’idée. Moi, ça m’a donné envie d’y aller. Ça me suffit !

Enlève ton T-shirt, enfile ta capote !

C’est le printemps ! (ouha le scoop !). Et du coup, au printemps, on voit sortir de bonnes publicités pour les préservatifs ! Saison des amours (du sexe en fait) oblige.

Et c’est Tulipan aujourd’hui, qui vient de sortir une nouvelle série de 3 visuels. (À voir plus bas)

Bon, concrètement, les marques de capotes, on en connait deux : Durex et Manix. Le reste, c’est simplement pour se la péter dans les soirées avec un jeu d’alcool où il faut inventer une suite type marques de voitures ou (justement) de préservatifs. (Attention ! L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Enfin, c’est ce qui se dit).

Plaisanterie (pourrie) mise à part, le sujet du préservatif est souvent considéré comme “fun”. Ouai, parler sex à des ados (mais pas que), ça parait plutôt cool. En plus, les freins, c’est quoi ? Le plaisir et… ben le plaisir. (y’a aussi le coté chaint, mais ça, aucune marque ne communique dessus… Étrange…)
Bon c’est vrai, pendant plusieurs années, le discours a été très porté sur la protection, la sécurité et la fiabilité. Mais les capotes sont entrées dans les mœurs, et peu de gens doutent encore aujourd’hui de leur résistance lorsqu’il s’agit des grandes marques.

Et les opportunités dans tout ça ? Ben le plaisir. Le plaisir de pas avoir de gosse, de pas avoir de MST etc…

Du coup, ben les pubs, elles portent sur quoi ? Le plaisir. Pas con les mecs.
Mais le plaisir peut être traité différemment.
Principalement, il y a 2 thèmes qui reviennent :
Le bénéfice produit. Il est souvent évoqué pour des préservatifs particuliers (type rallonge la durée du rapport ou plus fin etc…) ou les accessoires et produits “plaisir”.

Personnellement, j’aime bien le coté suggestif (facile) de Durex. Et puis, on va pas se mentir, il y a un certain coté “je suis un winner”, toujours gratifiant pour une cible masculine.

Les pubs Manix sont excellentes aussi. Plus graphiques, avec un univers plus travaillé et plus évocateur. On s’arrête un peu plus longtemps sur ces visuels. Et forcément, c’est moins potache que les Durex. On tente probablement de toucher une cible un peu plus mature.

Le second thème que l’on observe c’est l’insouciance de la jeunesse. Ici, il s’agit juste de vanter le free sex, sans contrainte, sans enfant quoi.

Et voici donc la nouvelle campagne pour Tulipan.

La comparaison, y’a pas à dire, ça marche bien. Très sobre pour Durex, le message passe bien et fait sourire. Les lapins de Tulipan sont, pour moi, un cran au dessus. Tout simplement parce que l’imaginaire lié au lapin est… porteur sur ce genre de sujet. C’est traité avec beaucoup de légèreté. J’aime bien.

Les derniers print de Tulipan (Agence Young et Rubicam Buenos aires) sont très bien aussi. Le message est simple, la photo soignée (Juan Mathe). Je regrette simplement qu’il n’y ai pas eu de déclinaison des animaux. Cela aurait pu être drôle et donner lieu à des scènes sympas.

Enfin, pour terminer ce petit tour très printanier, voici quelques pubs qui sortent des thèmes que j’ai évoqué :

Pas de visuel produit, pas vraiment de message… J’aime bien le parallèle entre la fille et le printemps, par contre, les mauvaises langues pourraient y voir un message subliminale…

Enfin, voici des publicités Durex que j’apprécie énormément :

Très réussi le coup de la typo. Dans un univers où on a tendance à montrer des filles pour faire plaisir, le coup de faire une campagne typo est intéressant et réussi.
Le paradoxe entre les mots qui composent la jeune femme et ceux qui composent l’homme est bien trouvé. Et l’intégration du logo… Peut-on faire mieux ?

Aller, je vous souhaite un agréable printemps…


Les visuels ont été récoltés un peu partout mais essentiellement chez Publiz
Nouvelle campagne Tulipan via : adsoftheworld