AGENCES, JUNIORS ET INITIATIVES

Si vous suivez 40centimes sur Facebook ou que vous me connaissez un peu, vous savez à quel point le sujet de l’embauche des juniors me tient à coeur. D’abord, car c’est un sujet qui me concerne directement, étant moi même junior et surtout car une profession qui ne s’occupent pas de ce problème se tire une balle dans le pied. Il en va de même pour la société.

J’ai relayé et souligné à plusieurs reprises les initiatives de Asmallplaceforus ou de Nick And Jack. Cette semaine, c’est le travail de EMAN, alias Émilie et Allan, que je voudrais montrer. Ils ont apporté des puzzles personnalisés à 7 agences différentes avec, à chaque fois, 2 pièces manquantes remises le jour de l’entretien. 

J’aime beaucoup leur opération car, contrairement à certains “coups créatifs” que l’on voit parfois, elle véhicule un message et un travail personnalisé sur l’agence. D’ailleurs, une mention spéciale pour les illustrations réalisées par l’un de leurs amis Dararith Pach. Je vous laisse découvrir les visuels ci-dessous et le descriptif de l’opération ici.


La recherche de nouveaux talents devraient être une priorité des agences de publicité. Renouveller le genre, repenser la communication, la créativité, la stratégie, la structure des agences… Rompre cette logique, cette rupture entre junior, middle et senior, ne plus penser les uns contre les autres. Ne plus voir dans le manque d’expérience des contraintes mais plutôt des opportunités, de l’envie et de nouvelles connaissances.

Mais clairement, le problème de l’embauche des juniors est perceptible en France. Aucun acteur ne propose de solution et les agences semblent parfois s’en moquer avec un certain mépris. Il y a quelques mois, la lecture de cette interview m’a donné envie de me lancer dans un projet, à mon GRAND REGRET au point mort aujourd’hui. Je vous le livre alors (en espérant peut-être trouver de l’aide pour le monter).

J’ai contacté l’AACC, notamment Frédéric Winckler et Jean Paul Brunier, qui ont accueilli le projet avec enthousiasme (une équipe dédiée a d’ailleurs été mise en place à Léo Burnett, mais rien n’a encore avancé).
L’idée était simple mais essentielle : Apporter un service aux juniors ET aux agences pour aider à l’embauche des futurs talents.

Le tout en s’appuyant sur 3 pilliers :

Informer / Orienter
Promouvoir
Mettre en relation 


Le but est tout simplement de créer une plateforme de référence pour l’emploi des juniors. Avec l’aide et la crédibilité de l’AACC, il est possible de réaliser un réseau d’échanges se reposant sur des offres réelles d’agences et un vivier de juniors motivés, compétants et disponibles. Bien loin l’idée d’être un Viadeo ou un LinkedIn pour jeunes mais vraiment une plateforme d’échanges et de conseils comme peuvent l’être des site comme PVTiste ou comprendre la communication intégrée (avec un volet participatif et social plus développé).


D’un point de vue salarié, il s’agit de répondre aux questions auxquels les juniors sont confrontés : salaires, book, CV, lettre de motivation, entretien etc…
D’un point de vue agence, il s’agit d’identifier les talents, de communiquer sur ses besoins réels et ses attentes pour les postes à pourvoir. Enfin, cela permet de cibler ses demandes parmi une audience qualifiée.

Le sérieux de la plateforme, les partenaires et les animations communautaires seront les garants de son succès (entendre succès = utilité).
Si vous souhaitez contribuer, proposer, critiquer, faire avancer un projet dans le bon sens, vous êtes les bienvenus.

Sir John Hegarty - CoupurePub

Toute histoire à une fin !
Pour ceux qui ne connaissent pas, CoupurePub a commencé il y a de ça un peu plus d’un an avec la volonté simple de poursuivre l’ADN de ce blog : donner son opinion. Et pendant toute cette année, ce sont 14 professionnels de la publicité qui se sont exprimés sur 40centimes, expliquant et assumant leur point de vue sur différents sujets de fond.

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir fait le tour, que la rubrique n’apporte plus de valeur ajoutée, de nouveauté et que je n’ai pas su lui donner le second souffle qu’elle aurait probablement méritée ! D’autres blogs font l’exercice de l’interview, peut-être bien mieux qu’ici. Nous y voilà donc. Il fallait arrêter.

Et pour que cette fin soit la plus heureuse possible, comment mieux terminer cette aventure que par le regard aiguisé d’un des publicitaires les plus respectés de la planète ? C’est avec un immense respect que j’ai rencontré John Hegarty et que je retransmets ici son point de vue.

L’interview, pensée et réalisée avec @Leo_cohin, a été pensée afin de dégager le plus d’informations possibles sur le fonctionnement de BBH et la force d’une philosophie. La construction du brief créa, la présentation client, la relation planneur / créa, sont autant de questions qui nous ont paru importante face au fondateur d’une agence telle que BBH.

Pour cette dernière CoupurePub, j’en profite pour remercier très sincèrement les CréativeMornings de Paris (En particulier @barkette et @lefreddie) d’avoir permis cette rencontre (et cette excellente conférence) et de m’avoir accordé un temps précieux pour l’interview.
Merci également aux 14 autres interviewés qui ont joué le jeu et apporté des éclairages à un métier qui n’en manque jamais !
Merci enfin à tout ceux qui ont écouté, commenté, critiqué ces interviews et qui ont permis à la rubrique d’être ce qu’elle est ! 
Have fun ! 

Sir John Hegarty - BBH from 40centimes on Vimeo.

1. BBH with Audi, Levi’s, Lynx… is known for the longevity of its collaboration with its clients. What’s the legacy of a good relationship between a client and an agency?

2. But, you stop the collaboration with Levi’s…

3. BBH tagline and logo come from a Levi’s campaign! But when does the BBH philosophy was found? When you created your agency or after the Levi’s campaign?

4. How to continue the philosophy of BBH despite changes in society and in the agency?

5. At BBH, how is the relationship between planners and creative people? How do the two poles work together?

6. In a creative brief, which has to respect the client’s framework, how can we let enough freedom to creative people?

7. BBH is a creative agency. To justify this positioning, how do you bring the creative concept in a client presentation? After an important phase of analysis and strategy or do you prefer to go straight to the point?

8. Turning intelligence into Magic. Why was it essential to explain your philosophy and conviction in a book ?

Benjamin Bregeault - Coupure Pub

Hello tous !

En ce mardi de 13e Coupure Pub, je vous présente Benjamin Bregeault, fraichement nommé Directeur de la Création à Blast Radius Paris (entité qui va piloter l’ensemble des agences Européenes)

Pour ceux qui ne connaissent pas Blast Radius, je vous invite à découvrir ce réseau d’agences digitales créé par un Français et acheté par WPP. Son antenne Parisienne, ouverte il y a quelques mois, se restructure avec pour ambition de créer un nouveau modèle d’agence à (très) forte valeur ajoutée stratégique et créative.

Structuration de l’agence, créativité, modèle, ambitions… Ce sont ces thèmes que j’ai évoqué avec Benjamin, passé par les agences françaises Ogilvy et Buzzman et la néerlandaise 180 Amsterdam.

Partagez et commentez son avis à votre guise !
Bonne écoute !

Le modèle digital de Buzzman, parfois critiqué pour son coté one shot - 0,21’
Les modèles d’agence qui t’inspirent pour Blast ? - 2m04’
Comment Blast se différencie des modèles existant ? - 3m40’
La culture planning pour un créatif - 5m30’
Les enseignements de ton passage à Ogilvy - 7m55’

Crédits :
Alter K Music
Titre : Tiger
Artiste : Larsson

Loic Chauveau - Coupure Pub

Et hop, voici la 12ème interview de Coupure Pub.
L’occasion d’un peu de nouveauté avec l’ouverture d’un partenariat avec le label Alter K music, qui va désormais accompagner, avec ses artistes, l’habillage sonore de ces interviews. 

Et c’est également l’occasion d’ouvrir (enfin !) la rubrique au Social Média. Incontournable aujourd’hui, le social média est encore une spécialité que les agences ne savent pas toujours bien appréhender et encore moins intégrer à leur offre et leur structure.

Pour en parler, c’est Loic Chauveau, directeur du social média chez Marcel, qui est l’invité de Coupure Pub. Je ne pense pas qu’il soit très utile de présenter Loic, que vous connaissez sur Twitter via  @loicchauveau, et qui a su s’illustrer avec talent sur les budgets social média de Marcel.

Loic vient donc évoquer, entre autres, la place du community management, la stratégie sur les réseaux sociaux, l’intégration du social média, les évolutions du métier etc…

Comme d’habitude, n’hésitez pas à réagir, à critiquer, à proposer dans les commentaires ou via mail (40centimes@gmail.com).

Bonne interview à vous tous ! 

J’aime ma ligne, l’appli RATP - 0m17’
La campagne Calor de Buzzman - 1m17’
Le CM, en agence ou en entreprise ? - 2m25’
La course aux fans sur Facebook - 3m55’ 
Facebook sans stratégie. Utile ? - 5m23’
Et sur les nouveaux réseaux sociaux ? - 5m43’
Comment intégrer le Social média en agence ? - 7m35’ 

Crédits :
Alter K Music
Titre : Picture Irene
Artiste : Statue Park

Les annonceurs sur les bancs de l’école.

Si cette opération de l’agence Café communication, à Budapest, n’est pas un fake, j’hésite entre le “ouha !! Félicitation !” et le “mais vous êtes complètement fous !!”

Le temps pour créer une publicité est un sujet récurrent dans la publicité ! Lorsque l’on pose la question “c’était mieux avant ?”, tous les publicitaires s’accordent sur une chose : avant, on avait plus de temps.
N’est ce pas Olivier ? (Altmann)

Et c’est vrai que parfois, les cadences peuvent être infernales. C’est d’ailleurs un sujet qui fait débat au sein même de l’UDA et de l’AACC. Comment faire prendre conscience aux annonceurs que le temps est un élément nécessaire pour garantir de bonnes conditions de création ?
Comment faire comprendre dans une société de l’urgence et du sur-présent, que des délais plus long ne signifient pas nécessairement une perte d’argent ?

Et bien l’agence Café communication a trouvé “sa” solution avec cette petite vidéo, envoyée (officiellement) à ses clients.

Heu… ha ouais, tout de même.
Non clairement, c’est intéressant. La démonstration est à la fois schématique, claire et ludique. La simplification à l’extrême avec l’utilisation d’enfants et l’opposition du 10 secondes / 10 minutes est on ne peut plus efficace. 

Les enfants apportent cette touche sympathique à un discours très rationnel. On regarde la vidéo et on ne peut que constater.
Ce qui est intéressant, c’est la multitude des constats que l’on peut tirer.
Évidemment il y a le constat de base : avec plus de temps, les enfants ont été plus créatifs.
Mais il y a d’autres lectures : avec un temps réduit, tous les dessins se ressemblent ! Plus de temps permet une meilleure unicité du message.

Plus loin encore, au-delà de se ressembler, tous les dessins réalisés en 10 secondes représentent l’idée de base, la première qui nous vient en tête. En clair, une représentation simple, basique, quasiment universelle, sans aucune originalité ou valeurs ajoutée. Plus de temps, c’est donc aussi la possibilité de traiter une représentation collective d’une autre manière que le voudrait la convention. On dépasse les prérequis, les préjugés et les représentations préfabriquées. On façonne l’image et le sujet comme nous l’entendons (ou voulons le faire entendre).

Que de messages dans une si simple expérience… Pourtant, ça ne l’empêche pas d’être profondément dérangeante.
Dérangeante car prendre des écoliers, bien qu’attendrissant, renvoie à une infantilisation du client. L’agence, bien que conseil, reste un prestataire. Elle n’est pas là pour donner une leçon ou transmettre une démonstration pédagogique sur le rôle et l’attitude d’un client.


Dérangeante car s’il faut en arriver à de tels procédés, c’est peut-être que la communication entre cette (les) agence(s) et cet (les) annonceur(s) est à revoir. C’est un sujet trop important pour qu’il ne passe pas par une relation directe entre les interlocuteurs. Par une discussion construite et tout sauf caricaturale et schématique. On parle de marque, de CA, de développement et de business tout de même.


Enfin dérangeante car ce sont des règles de bases qui ne devraient pas être enseignées à des annonceurs qui doivent résoudre ce problème eux-même.
(Initiative que tente de faire l’UDA, comme je l’ai dis plus haut. Une initiative qui n’est peut-être pas existante en Hongrie)

Quoi qu’il en soit, il me semble difficile d’éduquer un client. Il me semble même que c’est dangereux. La relation devraient être envisagée comme une collaboration, donc une évolution commune vers un travail de meilleure qualité. (naïf ? Probablement..)
Cette initiative, néanmoins intéressante, apparaît légèrement désespérée.
Et peu plausible. Je n’imagine pas une agence envoyer une telle vidéo à ses clients… Et vous ? Vous l’enverriez ?

Source : l’excellent blog Je Dblogk