Robin des bois feeling…

Montpellier sacré champion de France…
Hier, le club Héraultais nous a servi une belle histoire à la française. 

Cette victoire qui pourrait paraître anecdotique à certains est tout de même très symptomatique d’un sentiment français persistant : la victoire du petit poucet sur le grand puissant. Tout est « Dysnéisé » dans ce scénario.  

À ma droite : un petit club, une « petite » ville du sud, un petit budget, des joueurs « anonymes » mais des valeurs nobles, un état d’esprit humain, solidaire, naïf et pleins d’espoir.
À ma gauche, Le grand club, La capitale, Les qataris et Leurs 104millions d’euros de transfert pour les stars : Menez, Pastore, Nene… Des valeurs individualistes et de performances affichées. (Appréciez à leurs justes valeurs les majuscules et les différences de déterminant : Le et un)
Giroud vs Ancelloti. Tout est dit.

Tout est caricatural dans cette histoire, et les médias s’y sont donnés à cœur joie. Ont-ils simplement renforcé ou ont-ils créé de toute pièce ce sentiment, c’est au choix. Mais il semble que cet avis se retrouve assez largement comme tel dans de nombreuses conversations. 
La valeur de David contre Goliath est toujours bien vivace dans l’hexagone. Les valeurs, l’état d’esprit, l’humilité, la jeunesse, la naïveté sont primordiales pour séduire, conquérir le public (majoritairement provincial, il faut le reconnaitre) à sa “cause”.
Peut-être pourrait-on même y déceler un léger relent du complexe d’infériorité entre province et capitale… J’ai dis peut-être.  

Chacun se fera son avis. 


Bravo à Montpellier pour ce beau titre.

Daily insight - Citroën

Agence : Euro RSCG London

J’aime beaucoup cette idée d’utiliser des joueurs de football à contre emploi. C’est plein d’autodérision et c’est une image marquante dans un univers publicitaire très commun. Plein d’humour, ce spot réussi tout de même à faire passer une idée forte sur la délicatesse, le raffinement, la masculinité, la féminité… En somme, sur les valeurs de la DS5. Un spot dans la droite lignée de Citroën et de sa gamme DS, qui décidément a su créer un univers publicitaire à part. En mêlant des notions diamétralement opposées, la marque réussie à réconcilier des sentiments paradoxaux dans l’imaginaire commun que l’on peut ressentir dans son choix de voiture. Un terrain que Mercedes a longtemps “tâtonné”.


Insight Billy Elliot : « On prête couramment le raffinement à un caractère « inné » et très féminin. Il s’agit en réalité d’un art à part entière, une technique et un savoir faire qui repose sur la minutie, l’entrainement et un état d’esprit d’élégance et de perfection. »



Source : Docnews

Raymond n’a pas encore mis tapis !

"On a pas le même maillot, mais on a la même passion !"
C’est sur cette phrase ohhhhh combien connue des amis footballeurs, amateurs de Téléfoot d’il y a quelques années, que je commence cet article consacré à Raymond (Le Raymond) et au nouveau spot contre la violence dans les stades.

Sur Raymond D., je vais tenter de ne pas me laisser aller à la colère et d’être bref (autant vous dire, je n’y arriverai pas !).
En fait, mon envie d’écrire un post fait suite à un article sur l’ancien séle***** truc (désolé j’arrive pas à dire le mot sélec******) qui a dirigé accompagné les bleus dans leur coupe du monde promenade estivale.

Vous le savez, Raymond D. a attaqué la FFF pour licenciement abusif. Si l’ancien truc a touché autour des 4 millions d’euros en 6 ans à la tête de l’équipe la tribu de foutballeurs de France, il réclame également ses 800 000 euros de primes pour avoir accédé au trophée international le plus prestigieux ainsi que des indemnités de licenciement abusif (2,9 millions d’euros ouch !).

Alors c’est vrai, Raymond s’est fait tailler un costard monumental pendant des mois après Knysna. Épuisé des insultes, monsieur D. a fait appel à un conseiller en communication pour tenter d’éteindre le feu, voir de redorer son image.
Première étape, participer à un “one shot” publicitaire de Bwin. Ne nous mentons pas, ce fut un succès autant pour Bwin que pour Raymond. Si le premier a réussi un buzz incroyable, l’affront tellement improbable du second a réussi à impressionner ! Le spot étant drôle, on peut dire que l’homme a réussi un coup médiatique positif inattendu ! Mais ça, je ne pense pas que Raymond l’ai vraiment réfléchi dans une stratégie globale de reconquête de l’opinion publique (c’était un coup de poker quoi ! Ok je sors), le conseiller en comm de Raymond étant arrivé à peu près au même moment que l’opé Bwin.

Non, plus pragmatique, Pascal Irastorza (son conseiller) a poussé Domenech à devenir entraineur bénévolement d’un petit club de Boulogne. Pari réussi. La reconquête passe par le caritatif et la proximité. Très médiatisé au premier entrainement, l’homme s’est vite fait oublié et continue paisiblement à gagner en crédibilité et à regonfler son capital sympathie (Ne dit-on pas qu’on regagne le cœur des supporters par le terrain ?) en cas de couverture médiatique défavorables soudaine.
D’ailleurs, Raymond n’en est pas passer loin. L’audience aux Prud’hommes avait lieu il y a quelques jours et forcément un parterre de journalistes étaient présent. L’info a fait le tour des médias sans pour autant les inonder, il y a plus grave à traiter. En tout cas, le sélectionneur réclame toujours 2,9 millions d’indemnités de licenciement et sa prime de coupe du monde.
En lisant l’article  je m’écriais intérieurement “mais quel conn**** ! 4 millions en 6 ans, des prestations sportives inimaginables et le mec se permet encore de nous encu*****.”

Et puis l’article fini sur cette petite phrase de son avocat : “En Afrique du Sud, mon client n’est pas le pyromane, c’est le pompier. Ce n’est pas lui qui a fait grève”. Puis il conclut mystérieusement : “Quand il les aura touchées [ndrl : les primes, voyons !] vous serez surpris de ce qu’il va en faire”.
Je n’en doute pas. En tout cas, je parie que ce con (parti tout seul ! désolé) va réussir à redorer son blason et effacer un fiasco que des millions de passionnés tentent d’oublier. Paix à son âme !

Ok. Le défouloir (tinté d’une légère analyse) est terminé. Passons à la lutte contre la violence dans les stades. CLM BBDO a sorti une nouvelle campagne qui fait suite à une série de publicités presse lancées par un collectif de journalistes et de passionnés (visible ici).
C’est donc au tour de la LFP de prendre la parole avec un spot et une campagne print sous le slogan “Sortons la violence du stade”.

LFP from Doc News on Vimeo.

Le reste des prints est à voir ici.

Agence : CLM BBDO
Directeur de la Création : Gilles Fichteberg et Jean-François Sacco
Commerciaux : Sacha Lacroix, Hicham Ghazaoui
Créatifs / Film: Lucie Valloton (DA) et Julien Perrard (CR)
Réalisateur : Colin Oʼtoole

Créatifs / Affiches: Cédric Moutaud (DA) et Vincent Pedrocchi (CR)
Photographe : Samuel Guigues

Si le film est plutôt bien, je suis très sceptique sur les affiches. Elles sont peu engageantes, pas très clair dans la créa, et pas vraiment dans l’esprit football que retranscrit plutôt bien le film. Affichées dans les stades, je suis prêt à parier un bras sur leur inefficacité.

Mais parlons du spot :
Bien réalisé, pour une fois l’histoire colle bien à l’esprit du football et donne une image assez proche de la réalité du terrain si je puis dire. Aujourd’hui le vrai problème avec la violence dans les stades, c’est qu’elle est due à des groupes (plus ou moins important mais encore minoritaires tout de même) totalement opaques à ce genre de messages. Alors comment l’éradiquer avec des spots qui sont à chaque fois bien “gentil” à coté de la violence des individus. Je pense qu’ici, CLM a tenté de rallier l’amateur de foot à sa cause. Si les autorités, les forces de l’ordre et les présidents de club ne peuvent pas grand chose pour éradiquer la violence, que reste-t-il ? Et bien les joueurs (n’y pensez même pas) et les autres supporters. Il s’agit donc d’inviter les supporters à refuser la violence et à se monter contre les hooligans. 

Mais justement, si là est le but, pourquoi ne pas faire un spot plus tranchant ? N’est-il pas temps de réellement impliquer les amateurs de foot pour qu’eux mêmes prennent conscience de leur force face à quelques groupes de débiles ? Le sujet est délicat, car s’opposer à des supporters de son propre club… est presque impensable. De plus, comment demander à un père de famille qui vient avec son fils de se mouiller dans des histoires qu’il tente chaque semaine d’éviter.
En somme, un sujet délicat à traiter que ce spot prend dans le bon sens mais dont la portée restera toutes fois bien plus que limité.

Je crois pour ma part que le combat contre les hooligans est perdu d’avance et que la seule façon de le gagner et d’anticiper et de prendre le problème à la racine, donc à la génération future. Nous ne pouvons empêcher ces abrutis de se battre ? Et bien essayons d’éviter que leurs enfants ou que d’autres enfants les rejoignent…
Serait-ce le prochain brief ? Nous verrons…

Via CLM BDDO Newsdesk