Robin des bois feeling…

Montpellier sacré champion de France…
Hier, le club Héraultais nous a servi une belle histoire à la française. 

Cette victoire qui pourrait paraître anecdotique à certains est tout de même très symptomatique d’un sentiment français persistant : la victoire du petit poucet sur le grand puissant. Tout est « Dysnéisé » dans ce scénario.  

À ma droite : un petit club, une « petite » ville du sud, un petit budget, des joueurs « anonymes » mais des valeurs nobles, un état d’esprit humain, solidaire, naïf et pleins d’espoir.
À ma gauche, Le grand club, La capitale, Les qataris et Leurs 104millions d’euros de transfert pour les stars : Menez, Pastore, Nene… Des valeurs individualistes et de performances affichées. (Appréciez à leurs justes valeurs les majuscules et les différences de déterminant : Le et un)
Giroud vs Ancelloti. Tout est dit.

Tout est caricatural dans cette histoire, et les médias s’y sont donnés à cœur joie. Ont-ils simplement renforcé ou ont-ils créé de toute pièce ce sentiment, c’est au choix. Mais il semble que cet avis se retrouve assez largement comme tel dans de nombreuses conversations. 
La valeur de David contre Goliath est toujours bien vivace dans l’hexagone. Les valeurs, l’état d’esprit, l’humilité, la jeunesse, la naïveté sont primordiales pour séduire, conquérir le public (majoritairement provincial, il faut le reconnaitre) à sa “cause”.
Peut-être pourrait-on même y déceler un léger relent du complexe d’infériorité entre province et capitale… J’ai dis peut-être.  

Chacun se fera son avis. 


Bravo à Montpellier pour ce beau titre.

Paris, une histoire de storytelling…

Si vous avez travaillé sur des problématiques digitales avec des marques à forte valeure immatérielle ou avec une histoire riche, vous avez probablement déjà été confrontés à ce problème : l’envie d’ouvrir l’univers de marque au public.
De sortir la richesse des contenus que possède la marque, casser ses archives (au sens figuré) pour écrire son histoire sur le web. Et ainsi, donner au gens plus de clés pour comprendre la marque, son ancrage historique et social.

Les consommateurs aiment ça. Ce n’est pas un hasard si le concept store de Coca Cola pour ses 125 ans a été un succès. Des marques telles que Coca, Danone ou encore les marques de luxe, ont une histoire qui intéresse les gens. Ce sont des marques pop culturelles qui sont directement liées à notre société et ses changements.

Mais le problème est toujours le même : organiser, trier et scénariser ce contenu. Le sortir des archives et le mettre à disposition du public. Opposition du service machin qui se tire la bourre avec le service marketing qui lui même se tire la bourre avec le service comm… Quels contenus, pour quelles communautés ? Sur quelles plateformes ? À quelle fréquence ? On pinaille, pinaille et pinaille et finalement, rien ne sort. Ou si peu. (Attention, je ne dis pas que ces questions ne sont pas importantes !)

Je parle assez peu de communication institutionnelle sur 40 centimes. Et pourtant, les villes (voire les Etats) ont un problème assez similaire à ce type de marque.
Je profite donc de la récente ouverture des archives de New York pour évoquer le sujet.

Ce ne sont pas moins de 870 000 photos, vidéos, enregistrements audio etc.. qui ont été mis à disposition du public via un site internet qui recense et classe tout ce contenu sur New York.

N’est-ce pas une idée merveilleuse ? Je suis personnellement un amoureux de Paris. De son histoire, de sa vie, de sa démographie, de ses habitants (oui, enfin pas tous et pas tous les jours hein !!).
Cette ville à un patrimoine incroyable ! Sur tous les plans : historique, économique, social, “sociétale”…
Un patrimoine qui dort tranquillement dans les archives de l’Hôtel de Ville, de la BNF et des Archives Nationales.. SIC.

L’histoire de Paris intéresse la population bien au delà de sa simple première couronne. En témoigne les succès fous des livres Métronome (et Métronome illustré) et de l’émission du même nom.  Je pense également à l’exposition Les Halles qui s’est tenue à l’Hôtel de Ville.

Paris, en exploitant ses archives, aurait l’occasion de communiquer comme jamais sur sa ville. Raconter Paris, c’est créer un storytelling passionnant qui permettrait de façonner un peu mieux l’image du Paris de demain. Ce serait l’occasion de communiquer sur les chantiers futurs en racontant le passé (je pense notamment aux Halles). 

Créer une plateforme permettrait de créer une communauté de passionnés autour de l’histoire de Paris. Entretenir une conversation avec cette communauté, dialoguer, l’impliquer dans les décisions serait une façon nouvelle de créer un lien fort, direct et permanent avec les citoyens.

On ne cesse de répéter aux marques qu’il faut renouer avec l’émotion, avec leur raison d’être et d’exister. Il en est de même pour les villes. Renouer avec, non pas ses consommateurs, mais ses citoyens. Créer un lien, dépasser les clivages, le communautarisme pour parler de ce qui intéresse tout le monde : comment était façonné la ville dans laquelle je vis aujourd’hui ? Comment le sera-t-elle demain ?

 J’applaudis l’initiative de New York et encourage TRES VIVEMENT Paris à en faire de même en poussant le concept plus loin. Ne pas faire de la plateforme une simple vitrine de la ville, mais un livre interactif vivant, multi-supports (on et offline)

Ça demande des moyens, mais surtout de la volonté. Une volonté qui doit être centralisée au plus haut échelon si elle veut devenir véritable.

En attendant, on peut compter sur des initiatives citoyennes, à l’image de l’excellent blog Paris Unplugged, qui retrace au fil des jours, des événements marquants de la ville de Paris, le tout illustré par des clichés d’époque.
J’adore.

Source : @jeanallary & docnews

Frédéric Winckler - Coupure Pub #2

Comme promis, voici la version longue de l’entretien que nous avons eu avec Frédéric Winckler. Vous retrouverez l’ensemble des questions de la version courte (avec des réponses plus longues) mais également d’autres sujets abordés que nous n’avons pas pu introduire dans la version courte, faute de place.

Bonne écoute !


Interview Frédéric Winckler - version longue 1/2 par 40centimes


Interview de Frédéric Winckler - Version courte… par 40centimes

Actu
L’AACC, les nouveaux talents et la polémique sur les stagiaires - ’05s
Un bilan français mitigé aux Cannes Lions 2011 - ‘3m13
Paris et l’hypocrisie de l’affichage - ‘5m32
Le retour de remarqué de Cbnews et la presse pro pub - ‘8m01
Le CSA interdit les mots Twitter et Facebook - ‘10m44

Planning
Le planning stratégique français trop éloigné de la création ? - ‘12m01
Vers une confusion entre le planning traditionnel et digital ? - ‘16m59
En 2006 nous avions 3ans de retard en digital. Aujourd’hui ? - ‘21m32

Création
Le pro-actif qui remplace les ghosts… - ’01s
80% des français s’emmerdent devant la pub - ‘11m32
Le téléscopage dans la pub, chantier de l’AACC ? - ‘21m35
Le niveau créatif des pays émergeant qui explose… - ‘25m13

Fourre tout
Un manque de culture publicitaire ? - ‘31m35
Les gens qui vous inspirent ? - ‘34m15
Si vous deviez recommander un blog ? - ‘39m45
Ce qui vous étonne et vous fait aimer la pub ? - ‘40m30

Le goût amer de la revanche !

Non ce n’est pas moi qui suis “revenchar”… Mais bien vous qui allez pouvoir me jeter des pommes oranges à la figure.

Et oui, souvenez-vous il y a de ça quelques semaines… Dans un élan critique, j’avais écris un post sur Tropicana et l’opération orchestrée par DDB.
Et voilà ce que je notais en fin :

"Ce que je regrette :
La vidéo making of qui est carrément à chier mal montée. On peut mettre ça sur le compte du temps (moins d’une nuit pour la faire) mais je doute qu’ils en montent une autre plus tard…”

Médisant le mec ! Un tel égo, une telle prétention, ça fait mal au cœur !
Et pour bien m’enfoncer, DDB vient de sortir une vidéo (officielle) de l’opération que l’agence a mené :

Bon, pour commencer modeste, je dois faire mon mea culpa. Je me suis trompé.
La vidéo reveal (si on peut l’appeler comme ça) est bien sympa. La petite musique, la mise en scène, la réal. Propre.

Trop propre ?
Ayant décidé de ne pas critiquer encore une fois une vidéo de cette opé (je vais éviter de faire les mêmes conneries 2 fois quand même !!) toutes mes suppositions seront tournées sous forme de questions ouvertes.
Lecteur, je te laisse seul juge ! (pression, pression, pression !)

La vidéo semble montrer peu d’images où l’on voit à la fois le mur et le public (on voit d’ailleurs assez peu le public). Serait-ce médisant de penser que tout a été (re)tourné en studio car les images prisent à Abbesses étaient de trop mauvaise qualité ? (hormis une ou deux)

Le cœur de l’opération reste le street… Pourtant la partie “événement réel” est assez peu présente dans le spot… et pourrait donner l’impression de faire perdre de la force au message, non ? La marque n’aurait-elle pas su trouver le juste milieu entre le coté “vrai” de la première vidéo et le coté un peu “aseptisé” de la seconde ?

Entre la médisance et la bêtise, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement !

En tout cas, ce ne sont ici que des suppositions et surtout de la broutille. Pour le grand public (moins regardant car moins passionné), voici une opération innovante et pleine de poésie. Je le notais déjà dans mon précédents post et je le confirme ici, cela reste une excellente campagne et une excellente idée !